Risque systémique dans le secteur des assurances : Les acteurs mettent en garde contre un « danger » multisectoriel

24/02/2020

Quel mécanisme convient-il de mettre en place pour limiter les risques systémiques liés à la défaillance d’une société d’assurance vie ? Cette interrogation a constitué un des sujets débattus lors de la table ronde CIMA-FANAF. Il est relevé que le risque systémique représente « un danger pour les entreprises, les Etats, mais également pour les citoyens ».

Le « risque systémique se définie entre autres comme la possibilité qu’un événement, au niveau de l’entreprise, puisse déclencher une grande instabilité ou provoquer l’effondrement de tout une industrie ou une économie ». A ce titre, relève-t-on, il représente un danger pour les entreprises, les Etats, mais également pour les citoyens.

Il se dégage de cette table ronde que le risque systémique, est plus inhérent au secteur bancaire et à celui des assurances. Mais, ajoute-t-on, les entreprises peuvent être exposées par leur interconnexion surtout dans le secteur financier où l’on constate des partenariats ou des prises de participation entre les banques et les assurances. 

En outre, les Etats sont également exposés car, « ils doivent agir pour la sauvegarde de la stabilité financière et surtout éviter l’effondrement du système financier ou simplement résoudre des problèmes d’ordre publics notamment liés aux émeutes ou mouvements populaires qui peuvent naître de la faillite d’une société d’assurances vie.

A en croire un des animateurs des échanges, « les causes de risques systémiques sont la prise de risques inconsidérés, l’imprudence dans la tarification, le manque de rigueur dans la gestion des risques et des actifs mais aussi la mauvaise gouvernance ».

 Il note aussi dans la même perspective que « la faillite d’une société d’assurance peut se propager à d’autres entreprises entrainant ainsi une réaction en chaine avec un impact significatif sur le bilan d’autres établissements financiers. Et cela, explique-t-il,  à travers les provisions des titres de l’entreprise d’assurance détenus par ces entreprises ou la perte des indemnités pour services rendus qui sont généralement gérées par les sociétés d’assurances ».

Bassirou MBAYE


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