Uemoa : L’indice de la production industrielle a progressé de 6,8% en novembre 2019

06/01/2020

Selon le Bulletin mensuel des statistiques de la Bceao du mois de Novembre parcouru par le Journal de l’économie malienne (Lejecom), l'indicateur du climat des affaires dans l'Uemoa est resté au-dessus de sa moyenne de longue période à 101,8 en novembre 2019, traduisant une perception optimiste des chefs d'entreprises sur l'évolution de la conjoncture dans l'Union.

«Par ailleurs, l'indice de la production industrielle a progressé de 6,8% en novembre 2019, en glissement annuel, après 6,2% en octobre 2019. Quant à l'indice du chiffre d'affaires du commerce de détail, il s'est inscrit en hausse de 4,3%, en rythme annuel, après 2,9% un mois auparavant.

L'indice du chiffre d'affaires dans les services marchands est ressorti en hausse de 1,0%, en glissement annuel, en novembre 2019, contre 2,0% un mois plus tôt », renseigne la Bceao.

Elle souligne que sur la base des données officielles, le taux d'inflation est ressorti, en glissement annuel, à -0,5% à fin novembre 2019, après une réalisation de -0,9% le mois précédent.
 
 Le maintien en territoire négatif, du taux d'inflation est essentiellement imputable à la poursuite de la baisse des prix des produits alimentaires dans la plupart des pays de l'Union.
 
En particulier, il est relevé un repli des prix des céréales locales dans les pays sahéliens enclavés, atteignant, pour le mil, 23% au Burkina, 18% au Mali et 3% au Niger et pour le maïs, 17% au Niger, 12% au Burkina et 8% au Mali. Cette évolution serait en lien avec le bon approvisionnement des marchés induit par la hausse de la production de la campagne agricole précédente.

Les ventes à prix modéré par les organismes publics et les distributions gratuites par les structures humanitaires dans certaines régions du Sahel ont également contribué à accentuer la dynamique baissière.

En outre, il est noté une décrue des prix des fruits et légumes au Bénin et au Togo, en rapport notamment avec la baisse de la demande consécutive à la fermeture de la frontière entre le Bénin et le Nigeria.

Toutefois, il est observé une remontée du prix de l'essence vendue en vrac au Bénin et au Togo induite par la fermeture des frontières terrestres au Nigeria, conjuguée à un renchérissement de l'essence à la pompe relevé au Burkina, au Sénégal et au Togo.

Par ailleurs, il a été enregistré une hausse des prix des services d'entretien et de réparation de logement au Bénin, en Côte d'Ivoire et au Sénégal, ainsi qu'une augmentation des prix des combustibles solides au Bénin, au Niger et au Togo.

Adou FAYE
 
 
La rédaction


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